Ma main s'écrase lourdement sur le réveil pour arrêter le vacarme émit par cet imbécile. J'ouvre vaguement un ½il, un dos nu me fait face, j'entre aperçoit l'heure : 8H58.
C'est officiel, si dans exactement 2 minutes je ne suis pas à l'autre bout de New York, je peux dire adieu à mon boulot !
Et oui encore une fois j'ai oublié de decallé mon réveil à l'heure nécessaire.
Le dos qui me faisait face tout à l'heure laisse maintenant apparaître le visage d'une petite brune, merde elle n'est pas majeure celle là ! L'inconnue s'empare de mes lèvres et me laisse goûter à sa langue sucrée. Je me lève rapidement, passe encore plus rapidement à la douche, et fonce dans la cuisine : re-merde j'ai plus de café. J'attrape manteau, écharpe et clef, avant de partir je passe voir mon invité sucrée.
Duncan : euh, ravi de t'avoir rencontré... hum...
... : Loane
Duncan : Loane, enchanté, hum je dois y aller, claque la porte en sortant, content de t'avoir connu.
Loane : Mais...
Trop tard, je claque la porte de mon grand appartement et m'engouffre dans ma voiture, direction madison square.
9H45, j'arrive devant un café, pousse la porte et cherche une femme du regard.
... : Al' est en retard !
Duncan : Elle a appelé ?
Alona : non
Duncan : un cappuccino s'il te plait !
J'avale ma commande en quatrième vitesse et fonce au bureau. Quand je pousse la porte de l'agence, le son d'un carillon résonne dans mes tympans et fais échos aux cris hystériques de ma patronne qui déboule telle une furie.
Kathleen : Duncan Jenning, vous aviez rendez-vous avec des clients il y a bien une demie heure déjà, alors vous allez me faire le ...
Mais déjà mon attention a quitté la bouche pulpeuse de cette tigresse pour se fixer sur le décolleté plongeant qui laisse apparaître une poitrine plus que généreuse. Lorsque enfin elle perd patience et virevolte afin de retourner dans son bureau, mon regard parcourt le reste de son corps, de ses fesses à ses jambes élancées que laisse apparaître une jupe courte de tailleur bordeaux.
Assis à mon bureau, je fixe le nom de ma patronne qui est accroché à la porte de son bureau : Kathleen Curtis. L'agence étant déserte aujourd'hui, je laisse mon imagination s'emparer du corps de ma boss et déjà je m'imagine déboutonnant son chemisier, dégrafant son soutient gorge, abaissant son string, relevant sa jupe et nos corps ne faisant plus qu'un. Elle, assise sur son bureau, moi m'activant entre ses cuisses.
Mon rêve se retrouve anéanti lorsqu'un couple entre dans l'agence le sourire aux lèvres et s'installe face à moi
L'homme : Nous recherchons un voyage pour les îles Caraïbes aux alentours du mois d'avril.
La femme : c'est pour notre lune de miel.
Je les gratifie d'un sourire et leur tend silencieusement une brochure, le couple est rapidement fixé sur le parcours de leur rêve.
Duncan : Vos billets d'avion seront disponibles à l'agence d'ici quinze jours avec toutes les informations de votre parcours.
Les clients : merci beaucoup
Ils me sourient, main dans la main.
Duncan : de rien, et bon courage !
Oups !!! Le couple devient pale, ils sortent et je les vois se retourner interloqué en me regardant. Kathleen est dans l'embrasure de la porte de son bureau, elle me regarde et ses yeux sont pleins de colère
Kathleen : Jenning, vous le faites exprès d'être aussi idiot ou c'est naturel ? On ne dit pas « bon courage » à un couple de futurs mariés, d'autant plus quand ils sont clients dans MON agence !!!
Duncan : Désolé
Kathleen : vous avez intérêt à remonter vos performances Jenning, si vous voulez garder votre poste !
Grrr, ce qu'elle est excitante quand elle s'énerve.
A 17H00 je sors du bureau et me dirige dans le même café que ce matin. Je regarde Alysson, ma s½ur, s'affairer au travail : servir des clients impolis et leur offrir des sourires forcés. Son regard est vide, elle a perdue l'éclat qui brillait dans ses yeux jusqu'à ses dix-huit ans, son teint est pale, son regard cerné. La vie l'a usé ces deux dernières années, mais elle est belle. Très belle. Elle a ce petit truc en plus qui la rend magnifique. Cette douleur la rend sauvage, inaccessible, forte et pourtant si fragile, prête à se briser à chaque fois qu'on la frôle.
Elle m'apporte un café, avant de partir, je lui laisse un mot et un pourboire. On n'échange aucune parole, juste un regard qui semble l'apaiser, lui rendre cet éclat. Une fois dehors, je m'arrête devant la vitre et la regarde quelques instants avant de reprendre ma route.
J'entre enfin chez moi, ôte mon manteau.
... : Te voilà enfin !
Mes clefs s'écrasent au sol, je regarde, ahuri, la femme – ou devrais-je dire la gamine – de ce matin.
Putain mais qu'est ce qu'elle fout encore là celle-la ?!
Duncan => josh duhamel => 25 ans
Loane => evangeline lily => 18 ans
Kathleen => roselyn sanchez => 30 ans